« Ohlala, la France, l’amour, la mode ! » Nous sommes admirés dans le monde entier pour le style de nos couturiers. En voici quatre qui ont transformé le style des Français, mais surtout des Terriens !

Eh oui, tout le monde ne s’habille pas en noir tous les jours ! Nos irréductibles créateurs français ont toujours eu du flair, et anticipé les changements de la mode en même temps que la société.

Coco Chanel, la précurseuse 

Avoir les cheveux courts dans les années 1920 ? Vous n’avez pas idée, voyons ! Eh bien Gabrielle Chasnel l’a fait. La petite robe noire ? Elle encore. On lui doit aussi le tailleur en tweed ou en jersey, et plus largement le fait de porter des pantalons. Plus loin encore, c’est elle qui encourage le bronzage de la peau (en la tartinant d’écran total). La couturière dépasse alors carrément le cadre du textile. Née en 1883, à une époque où les hommes régnaient encore en maîtres sur la couture, “Coco Chanel”, élevée dans un orphelinat, a brisé toutes les règles. 

Jean-Paul Gaultier, l’indémodable style à la française

Équivalente de la petite robe noire de Chanel, la marinière est le symbole de la maison Gaultier. Alors que Saint-Laurent l’a utilisée ici et là, Jean-Paul Gaultier ne cesse de la revisiter. Spécialité de la marine française, le tricot blanc à rayures bleues est aujourd’hui une fierté mondiale.

Gabrielle “Coco” Chasnel portant une marinière avant que ce soit tendance.

Yves Saint-Laurent et les femmes travesties

Et si les femmes s’habillaient comme les hommes ? Alors que le port du pantalon était encore proscrit par la loi (la loi interdisant le “travestissement des femmes” a été abolie le 31 janvier 2013, même si on l’avait déjà oubliée depuis un moment ), Yves Saint-Laurent s’inspire sans cesse de la mode masculine. Pour lui, « les modes passent, le style est éternel ». Quoi de plus stylé que le smoking ? Ni une, ni deux, il adapte le smoking à la mode féminine. Après un temps d’adaptation, son idée a taillé un short aux idées reçues.

André Courrèges, le révolutionnaire

« Le vêtement doit échapper aux conventions », jugeait Courrèges en 1967. Le couturier passé par Balenciaga voulait sa mode comme un mode de vie. Il a compris avant beaucoup de monde que les femmes travaillaient de plus en plus et que leurs vêtements devaient évoluer au même titre que les mœurs. Aussitôt dit, aussitôt fait : exit les talons hauts inconfortables, place aux bottines à semelles plates ; fini les robes fourreau qui bloquent les mouvements, on peut désormais galoper dans sa robe ample Courrèges.

Peut-être qu’un jour, la France découvrira le nouveau Yves Saint-Laurent ou le fantastique Jean-Paul Gaultier. En attendant, chacun trace son chemin et des structures tentent d’aider les nouveaux venus sur la scène de la mode, comme le Village Des Créateurs à Lyon. Restons patients.

Jules CHARBON

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