Le “team building”. Un terme connu de tous mais vécu par un plus petit nombre. Pourtant, l’idée de créer des liens entre les employés d’une entreprise a fait du chemin depuis sa conceptualisation, dans les années 1980. Comment se passe un team building en 2019 ?

Caroline Croon connaît le sujet. Elle a développé sa boîte d’organisation de team building Astus Séminaires à la suite d’un test fructueux d’autoentreprise, il y a quelques années. Installée à Lyon avec son équipe, elle organise différents types de séminaires pour les entreprises qui viennent la solliciter. Petit rappel sur le fonctionnement d’un team building.

Caroline Croon ( à gauche sur la photo ) et des membres de son équipe. Photo DR.

« Le concept est toujours resté près de son but originel. Une immersion organisée de manière stratégique et ludique. On recherche avant tout à créer une cohésion. Même si certaines choses ont changé avec le temps. Il y a, par exemple, eu une période où ces team building prenaient des formes sportives. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Ce que les entreprises recherchent avant tout, ce sont des programmes délimités dans le temps, qui tiennent en une journée. On favorise donc de fausses enquêtes policières ou des pièces de théâtre à réaliser entièrement par les employés. En bref, des activités encadrées qui laissent un libre choix aux gens. »

Caroline Croon, organisatrice de team building

Des attentes qui ont changé

Caroline Croon le souligne clairement. Les team building reflètent les tendances sociétales de leur époque. Elle a notamment remarqué le changement de perception des dirigeants d’entreprise vis-à-vis du team building, et parle d’un “politiquement correct” qui peut être à double tranchant.

« L’approche même du team building est changée aujourd’hui. Il y a quelques années, l’entreprise allait faire une surprise à ses employés. Aujourd’hui, c’est très peu probable que l’une d’entre elles s’y risque. On ne veut rien imposer à personne, aussi c’est très commun de recevoir des indications nous spécifiant que certains ne souhaitent pas se mettre en maillot de bain, par exemple. Ce sont évidemment des détails, mais c’est symptomatique de ces entreprises un peu frileuses qui veulent éviter à tout prix le clash social 

Caroline Croon, organisatrice de team building

Comment s’adapter à tout cela ? 

Cette aventure humaine implique continuellement Caroline Croon et son équipe, qui vivent chaque séminaire différemment. Le secteur de l’événementiel d’entreprises est en plein boom, en particulier à Lyon. Pour palier cela, avec son entreprise Astus Séminaire, Caroline Croon a trouvé, selon elle, la vraie plus-value à avoir sur ce marché : être le reflet de ce que l’on propose.

« Il faut marcher sur des œufs dans ce métier. Mais aussi savoir être franc, avec soi-même et les clients. Je n’ai aucun problème à rediriger un client avec qui je ne suis pas en phase. Il faut que nous soyons soudés et à l’écoute sinon, quels conseils peut-on donner ? Tous les jours, une boîte s’ouvre et une boîte se ferme dans ce secteur. Il n’y a que ça et l’expérience pour proposer un service varié et inconcurrençable »

Caroline Croon, organisatrice de team building

Chez KROW by ISCPA, nous sommes déjà bien soudés (et nous n’aimons pas non plus les maillots de bain). Si l’expérience vous tente, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.

En bonus, on ne résiste pas à vous proposer cette vidéo :

Thomas MONTEIL

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