L’intelligence artificielle, un sujet très nébuleux qui subit les influences de la pop-culture depuis vingt ans. Pourtant, entre Matrix et Siri, une marge existe. Si, si je vous assure. À Lyon, Lyon iS Ai s’occupe depuis plus d’un an d’éduquer sur cette thématique. KROW by ISCPA est allé mettre son nez dans la base de données. 

Ancienne professeure en fac de sciences et chef du bureau des sciences chez Hoomano, Amélie Cordier s’investit dans le domaine depuis plus de dix ans. Photo DR

« L’intelligence artificielle, ce n’est pas J.A.R.V.I.S », désignant l’assistant électronique du célèbre Iron Man, Amélie Cordier met les choses au clair d’entrée de jeu. « Il y a un grand manque d’éducation autour de l’intelligence artificielle, très peu de personnes en parlent clairement. Certains s’attardent sur le sujet titre à grands coups de menaces pour l’avenir de l’humanité. Non, le sujet est beaucoup plus sympathique, et surtout moins hermétique qu’on ne le croit. C’est ce que Lyon iS Ai essaie de faire découvrir », argumente la professeure. Cette cheffe d’entreprise de la société Humanoo a de l’expérience sur le sujet. Après avoir été maîtresse de conférence à Lyon pendant dix ans, elle a fait le pari d’instaurer une véritable pédagogie pour comprendre l’intelligence artificielle et ce qui gravite autour.

Aller, venez, c’est moins compliqué que ça en a l’air.

Lier et allier laboratoire et entreprise

Pour ce faire, elle fonde l’association Lyon iS Ai en 2017. Partant à la base d’une simple discussion entre amis autour d’un café, l’initiative a fait son chemin.

« C’est là qu’on se rend compte à quel point le terrain est fertile à Lyon. Nous avons créé une simple page de site web un mardi, nous étions quatre. Le vendredi, dix. Deux semaines après, 50 personnes étaient abonnées à notre newsletter alors que nous avions simplement affiché l’ambition de rassembler tout ce réseau lyonnais de l’intelligence artificielle sur une page.»

Amélie Cordier

Là est tout l’intérêt de Lyon iS Ai : connecter les agents de l’intelligence artificielle entre eux. Cela comprend les entreprises, les laboratoires, la Métropole, mais aussi le public. Une jonction nécessaire pour Amélie Cordier, qui s’est rendu compte, après quelques années dans le domaine, des opportunités que Lyon pouvait s’offrir.

Si vous avez besoin d’un petit rappel sur le sujet ou si vous souhaitez en savoir plus, la chaîne String Theory a fait un petit récap pour vous :

Combler la demande sur l’I.A.

Amélie (ici au centre à gauche) entourée de son équipe posant devant l’affiche et leurs partenaires. Photo DR

Ce combat pour une meilleure cohésion des agents d’un secteur commun a également d’autres buts. L’intelligence artificielle pose énormément de questions éthiques et sociétales qui ne cessent de croître ces dernières années. Chez Lyon iS Ai, tous se sentent concernés. Pour Amélie Cordier, c’est cette ferveur alliée aux capacités du territoire qui peuvent assurer l’avenir.

« Les institutions ont été prises de court par l’évolution rapide de l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, il faut combattre ce manque et instaurer cette accessibilité. On s’efforce à répondre à chaque troisième en recherche de stage, lycéen réalisant son TPE et à toute personne intéressée de près ou de loin par la question. Il faut réellement dédramatiser ce sujet».

Amélie Cordier

Donc Terminator pourra repasser.

Lyon iS Ai possède une page Facebook et un compte Twitter, l’association y discute avec ses adhérents. Et si vous souhaitez les rejoindre, n’hésitez pas à aller sur leur site

Thomas MONTEIL

2 thoughts on “L’intelligence artificielle : casser le mythe de Matrix”

  1. Bonjour monsieur monteil, voila la un sujet vraiment tres interessant.
    L’ IA est souvent dépeinte de manière tres negative et plus ou moin effrayante, ya qua regarder les titres de certains magazines de science, video youtube ou meme des film il nous font peur ces con.

    Jai beaucoup aimé votre article

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