Sévak Kulinkian, 25 ans, a quitté Paris fin 2016 pour s’installer au Hameau des Buis, dans le sud de l’Ardèche. Son projet ? Construire un village écoresponsable accessible à tout le monde. Un reportage qui vous transportera dans un monde atypique, là où les barrières de la société n’existent plus.

Diplômé d’HEC, Sévak Kulinkian a, dans la foulée, lancé son entreprise dans le secteur de la data. Très vite, il arrive à un confort de vie quasi-idyllique (avec près de 11 000 € mensuels). « L’argent ne fait pas le bonheur. » Le jeune homme illustre parfaitement cette citation puisque, lassé de son train de vie, il décide de revendre son entreprise afin de créer un projet proche de la nature. De la ville à la campagne, Sévak s’installe en Ardèche avec l’ambition de lancer “L’Espace des Possibles”, un village respectant les principes du développement durable et de la vie en communauté. Nous l’avons rencontré au Hameau des Buis, à Berrias-et-Casteljau, là où il vit depuis septembre 2016.

Le Hameau des Buis est composé d'une cinquantaine d'habitations. Crédit : Juliette Lamy.
Le Hameau des Buis est composé d’une cinquantaine d’habitations. Crédit : Juliette Lamy.

Un projet en 3 volets

“L’Espace des Possibles” devrait prendre place à Vagnas, sur un terrain de 16 hectares. Soutenu par l’État mais également par des donneurs qui soutiennent le projet, le jeune homme espère voir son idée prendre vie d’ici quelques mois. Dans son projet, Sévak est clair : il souhaite trois axes principaux. Le premier se résume à créer des espaces “partagés”, là où la communauté pourra se retrouver tranquillement dans des lieux incontournables (salle de sport, ateliers, cantine, etc). Son idée est de recréer un vrai lien social, propice aux rencontres.

Dans un deuxième temps, Sévak espère revisiter la conception de l’habitat avec des principes innovants : des maisons et des appartements démontables et écologiques. L’intérêt ? Limiter les coûts du logement et le rendre accessible à tout le monde !

Ensuite, le projet implique un pôle d’activités économiques pour une intégration dans l’écosystème local. Dans ce cadre, Sévak souhaite transmettre les bons réflexes à travers un maraîchage biologique, un élevage en plein air, une initiation à la boulangerie ou encore des formations à la production de l’énergie (et à l’utilisation des panneaux solaires).

Sévak a déjà collecté plus de 600 000 € (en prêt) pour financer son projet.
Crédit : Dylan Munoz.

Respecter l’environnement : l’un des objectifs

Lorsque l’on quitte Paris, ce n’est certainement pas dans le but de retrouver une pollution étouffante, ni un paysage urbain agressif. Et Sévak insiste vraiment sur l’aspect “démontable” des 30 habitations qu’il souhaite répartir dans 6 quartiers. Dans l’intérêt de ne pas dénaturer le paysage naturel du site avec des installations atypiques. Mais est-ce vraiment suffisant pour se rapprocher du confort de vie classique ?

Dans les principes de consommation, “L’Espace des Possibles” a pour ambition d’encourager le circuit court avec des nutriments issus de l’agriculture biologique (via des potagers, l’élevage, la boulangerie artisanale, etc). Avec, à terme, la fin l’approvisionnement chez les industriels ? Ciao Carrefour, ciao Casino ?

Au cœur du projet, la création d’emplois

Avec “L’Espace des Possibles”, plusieurs emplois pourraient être créés pour répondre aux besoins réels de la population vivant sur place. Et grâce à l’implantation d’une boutique ou d’une boulangerie par exemple, tout devient plus attractif pour un village. Et qui dit attractivité, dit… emploi ! À voir si le projet permettra de faire redescendre la courbe du chômage.

Juliette LAMY, Nadège DUBOIS, Dylan MUNOZ,
Jules CHARBON, Mehdi ESSKHEIFI

2 thoughts on “« Vivre autrement » : de la ville à la campagne”

    1. Merci beaucoup Sylvie, heureuse que ce projet vous inspire.
      N’hésitez pas à suivre nos prochains contenus !

      De la part de toute la team Long format TV 🙂

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