Étudiants en dernière année, l’obtention de notre diplôme en journalisme approche à grand pas. La perspective d’une imminente entrée dans le marché de l’emploi nous inquiète. En effet, dans quelques mois, les cours s’achèveront et nous serons livrés à nous même dans cette jungle appelée “monde du travail”. Bien que l’on soit rassurés à chaque repas de famille par notre tante qui nous tape dans le dos en affirmant « mais si tu vas trouver ! », les jours passent et les doutes gagnent nos esprits. Nés en 1996, 1997 et 1998, nous sommes souvent associés à cette génération qui repousse tout à demain et qui n’inspire pas confiance. Cette même génération compliquée qui se fiche de tout et qui ne se projette pas. 

Pourtant, difficile de ne pas s’inquiéter lorsque, à chaque cours, nous entendons que notre secteur est bouché, que seule une dizaine d’entre nous deviendra journaliste. Conscients que ces préoccupations concernent autant notre secteur que notre génération, on évite d’en parler. On essaye de se persuader que ça va aller. On sait cependant que la plupart des solutions émergent en débattant … 

À l’heure du grand débat, à l’heure où tout le monde est invité à s’exprimer sur des sujets très divers, nous faisons le choix du dialogue. Nous profiterons du format des médias sociaux afin d’interagir avec vous, pour construire ensemble des solutions et des pistes de réflexion. 

À l’heure où les journalistes sont malmenés, aussi mal aimés que les hommes politiques et les prostituées, chacun d’entre nous se sent investi d’une mission : donner au journalisme une nouvelle image. Loin de nous la prétention de faire “mieux que”. Nous espérons humblement faire “différemment de”. Avertis du fait que le capital confiance des médias s’amenuise de jour en jour et notamment auprès des jeunes, nous n’aurons pas la prétention de rythmer le quotidien de nos lecteurs. Nous souhaitons simplement vous rassurer, et nous rassurer, sur les perspectives d’emploi pour nos générations. 

Les grandes chaînes d’informations ne cessent de vous expliquer que les plans sociaux s’enchaînent, que le chômage ne diminue pas, que les CDI sont presque utopiques pour des jeunes actifs. Au contraire, KROW by ISCPA reste persuadé que le travail peut nous conduire au bonheur. Mené par des étudiants conscients de l’état actuel du marché de l’emploi, ce média aura à cœur de trouver des solutions réelles aux anxiétés de nos générations. KROW by ISCPA matérialise l’optimisme de 37 étudiants qui croient en leur projet et qui pensent que le travail peut être une réelle source d’épanouissement tant sociale qu’intellectuelle. KROW by ISCPA est un projet que nous défendrons puisqu’il représente nos idéaux. Notre média ne changera pas la face du monde mais il contribuera certainement à rendre le monde du travail attrayant et accessible à ceux qui nous suivrons.

Alexis KYNIGOPOULOS & Victoria SOLANO
Rédacteurs en chef

6 thoughts on “Éditorial”

  1. Ça fait plaisir de lire un média qui a un regard positif sur la société et qui le montre au travers de situations concrètes.

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